LE STRESS AU TRAVAIL

Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, a annoncé vendredi

la mise en place d'une enquête nationale sur le stress au

travail. Alors que des négociations sur le sujet entre

syndicats et patronat doivent s'achever demain

(probablement sur un échec), le Conseil économique et

social estime qu’une personne se suicide chaque jour à

cause du stress professionnel.

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FRANCE TELEVISION A L'ELYSEE

Suite à l'annonce d'une réforme prévoyant la nomination par le Gouvernement du patron de France Télévisions, Nicolas Sarkozy est accusé par l’opposition de vouloir contrôler la télévision publique.

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CENSURE A FRANCE TELEVISION

On savait déjà que l’indépendance des médias était toute

relative, mais la réforme de la télévision publique risque d’y

mettre un terme définitif. Entre la suppression de la

publicité et la nomination du Président de France

Télévisions par le Gouvernement, on peut se demander si

Nicolas Sarkozy ne devrait pas être un peu moins

" bling bling " dans sa façon de contrôler les médias…

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SARKOZY ET LE DEFICIT PUBLIC (2)

C’est la faute des collectivités locales. La confirmation donnée vendredi par les chiffres de l’Insee de la dégradation des déficits publics français, à 2,7 % du PIB contre 2,4 % escomptés pour 2007, a été l’occasion pour le ministre du Budget de lancer une jolie série de Scuds à l’endroit des socialistes. Vendredi matin sur RTL, Eric Wœrth, a estimé que l’aggravation du déficit de la France était d’abord liée à un «dérapage des dépenses des collectivités locales» de l’ordre de 0,2 point du PIB.

Leçon

Une thématique pas très éloignée de celle utilisée par l’UMP entre les deux tours des élections municipales. La droite avait alors expliqué que voter à gauche, c’était à coup sûr augmenter les impôts locaux. Cette fois, ce sont donc ces collectivités locales - départements, régions, villes -, majoritairement gérées par la gauche qui plomberaient les déficits publics français. Evidemment, la réplique ne s’est pas fait attendre, dans ce qui peut apparaître comme une querelle d’Allemands. Le président PS de la commission des Finances de l’Assemblée, Didier Migaud, a recadré un peu sèchement le gouvernement : «l’essentiel de la dégradation» du déficit public est «le fait de l’Etat et des administrations centrales» et non des «collectivités locales». Se payant au passage le luxe d’une leçon de fiscalité locale au ministre. «S’agissant des collectivités locales, il faut rappeler que leur budget est de par la loi équilibré, explique Didier Migaud. L’augmentation légère de leur endettement s’explique par une progression de leurs investissements, qui représentent plus de 70 % de l’effort d’investissement public et contribuent ainsi directement à la croissance française et au développement de nos PME.»

Surtout, si la droite critique les dépenses de personnel qui ont dérapé, «celles-ci s’expliquent uniquement par les transferts de compétences décidés par l’Etat». Cette décentralisation, non financée, est même critiquée à droite. «On récupère des compétences, on doit gérer le social, les emplois aidés se font rares, dit un maire UMP. Tenir les comptes, ça devient acrobatique.»

Maximum autorisé

Mais les arguties sur les dérapages en 2007, ne sont rien à côté de ce qui attend la France en 2008. Bercy a aussi revu à la hausse son objectif de déficit public pour cette année, à 2,5 % du PIB, contre 2,3 % promis initialement à ses partenaires européens. «En raison de l’impact conjoncturel sur les recettes d’une croissance un peu moins élevée que prévu», explique-t-on au ministère. En 2007, la dette publique a augmenté de 5,2 %, soit 64,2 % du PIB. Un niveau bien supérieur au maximum de 60 % autorisé par l’Union européenne. Cette «douche froide», comme la qualifie le Parti socialiste, promet de belles empoignades à Bruxelles dès la semaine prochaine. La France prend la tête de l’Union le 1er juillet.

Dans un climat qu’on imagine déjà très apaisé.

SARKOZY ET LE DEFICIT PUBLIC

La France entre dans une zone dangereuse avec un déficit public 2007 au même niveau que celui qui lui avait valu les foudres de l'Union européenne il y a cinq ans. Paris a annoncé vendredi un déficit représentant 2,7% du produit intérieur brut en 2007, contre 2,4% l'année précédente, un montant qui met fin à trois années d'amélioration des finances publiques et qui place le président Nicolas Sarkozy dans une posture délicate, lui qui s'était engagé en juillet sur un chiffre de 2,4%. Le déficit est certes inférieur à la limite de 3% fixée par le Pacte de stabilité, mais il s'en rapproche dangereusement alors que la France s'apprête, le 1er juillet, à prendre la présidence de l'Union européenne. "Les choses vont clairement en direction d'un avertissement de la Commission envers la France car le risque est évident de voir le déficit français atteindre 3%", déclare Jacques Cailloux, économiste chez Royal Bank of Scotland à Londres. "Toute la question est de savoir si cela aura un effet sur la politique française car la réduction du déficit n'est pas une priorité pour le gouvernement et ne l'a jamais été". La Commission européenne n'a pas souhaité faire de commentaire.

LE PRÉCÉDENT DE 2002

Les ministres des Finances de l'UE avaient adressé un avertissement à la France en novembre 2002 quand la Commission avait estimé que le déficit atteindrait 2,7% du PIB cette année-là. De fait, le déficit public de la France dérapa à 3,1% du PIB en 2002, et gonfla encore à 4,1% en 2003. Les efforts qui ont permis de le ramener sous 3% dès 2005 et plus encore en 2006 sont maintenant compromis par le ralentissement de l'économie dû à la crise financière, au coup de frein de l'économie américaine, à l'euro fort et à l'envolée des prix du pétrole.

"Le gouvernement devra trouver de nouvelles ressources pour respecter la limite de 3%, on peut oublier l'objectif initial de 2,3% (pour 2008)", affirme Dominique Barbet, économiste chez BNP Paribas.

Avant même le mauvais chiffre de vendredi, Paris se voyait déjà reprocher son manque d'ambition en matière de réduction des déficits en période de vaches grasses.

"Ce serait surprenant si l'UE n'adressait pas un avertissement et il faut probablement le faire compte tenu des dérapages budgétaires passés de la France et du non respect de ses engagements", juge Gilles Moëc, chez Bank of America à Londres.

LE SOUTIEN ALLEMAND A DISPARU

En 2003, la France se retrouvait au ban budgétaire de l'Europe avec un allié de poids, l'Allemagne. Les deux principales puissances de la zone euro avaient alors usé de leur influence pour échapper à toute action disciplinaire et imposer une révision du Pacte de stabilité et de croissance. La situation a considérablement évolué depuis.

Après des années de rigueur, Berlin a dégagé en 2007 un léger excédent budgétaire et a maintenant pleinement repris sa place dans le camp de l'orthodoxie budgétaire.

"Il est nécessaire de soutenir la crédibilité du Pacte de stabilité et de croissance", déclarait le ministre des Finances Peer Steinbrück en février lors d'une réunion avec ses collègues de l'Eurogroupe à Bruxelles.

La France pourrait toutefois trouver une nouvelle alliée avec l'Italie, troisième économie de la zone euro qui se dirige elle aussi vers le seuil fatidique de 3%.

SARKOZY ENTRE LES LIGNES

Quelques efforts de lecture vont vous permettre de tout comprendre à la politique de notre p'tit Président : Nicolas Sarkozy (lire le fichier WORD suivant).

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SARKOZY A TRAVERSE LA CAMPAGNE EN SILENCE

Ces municipales, Nicolas Sarkozy les a finalement zappées. Les Français le battent froid, les candidats UMP ne veulent pas de son soutien, les ministres en campagne se débrouillent sans lui… Fort bien. Le chef de l’Etat en a d’autant plus volontiers pris son parti que les résultats ne s’annoncent pas bons pour la majorité. En espérant que cela le calme un peu, et qu’il écoute les français qui « dépriment » de plus en plus en constatant sa politique favorisant qu’une partie d’entre eux.

SARKOZY MINE LE MORAL DES MAIRES UMP

Il y a un risque non négligeable que les urnes fassent " bling bling " pour l’UMP dimanche lors des élections municipales… Même si le Président de la République et le Premier ministre affirment qu’il s ‘agit d’un scrutin local, on sent bien qu’ils redoutent une sanction nationale.

ET NOUS, ON L'ESPERE !

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FILLION : LE CLONE DE SARKOZY

Sarkozy en perte de vitesse, c’est François Fillon qui monte en première ligne pour soutenir les candidats UMP aux municipales… Et d’affirmer que le résultat de ces élections n’aura pas d’impact sur " sa " politique. La preuve : son Gouvernement attend que les élections soient passées pour se remettre aux réformes !

Et oui, vous n'avez pas remarqué, avant la déconfitures des élections municipales et cantonales pour l'UMP, le p'tit chef envoie son sbire. Histoire de ce disculper des résultats des prochaines élections. Cela doit le tarauder de se taire, notre très cher Président avait pris une facheuse tendance à l'ouvrir pour n'importe quoi.

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LA RIGUEUR APRES LES MUNICIPALES

Fillon promet des réformes sans la rigueur après les municipales.

Le premier ministre parle d'accélérer les réformes. Le Parti Socialiste évoque un « un plan de rigueur de 20 milliards d'euros ».


« Nous n'avons pas le droit à la pause » dans les réformes. « Après les municipales, on va accélérer ». Tel est le programme affiché mardi matin sur Europe 1 par François Fillon. Le premier ministre a annoncé un projet de modernisation de l'économie avec des mesures de soutien aux petites et moyennes entreprises et évoqué « un plan très ambitieux de soutien aux nouvelles technologies ». ll a également rappelé les projets en cours concernant la réforme de la distribution au livret et la flexsécurité.
Dans un contexte de ralentissement économique qui a conduit le FMI et la Commission européenne à revoir en baisse leurs prévisions de croissance pour la France – entre 1,5 et 1,7% -, François Fillon se dit ainsi capable d’aller « chercher les dixièmes de points supplémentaires » qui permettront de « tutoyer les 2% ». A savoir l’objectif de croissance réitéré depuis des semaines par le gouvernement.
Autre promesse faite mardi par le premier ministre : « Il n’y aura pas de plan de rigueur » après les municipales. « Il y a un budget 2008 qui a été voté par le Parlement, il sera mis en œuvre », a-t-il déclaré alors qu'il était invité à réagir aux accusations de Laurent Fabius, selon lequel le gouvernement préparerait un plan d'austérité pour après le scrutin. « Naturellement, en fonction de la croissance et des rentrées fiscales, comme tout gouvernement, on fait des ajustements sur les dépenses. Ça n'a rien à voir avec un plan de rigueur », a-t-il précisé. Laurent Fabius avait affirmé dimanche que la France s'est engagée auprès de ses partenaires européens à prendre, après les municipales, des mesures pour « combler les trous budgétaires, qui entraîneront des augmentations d'impôts ». Précisant que cet engagement aurait été pris lors d’une réunion de l’eurogroupe le 11 février. Ce qu’a toutefois démenti Jean-Claude Juncker, Premier ministre du Luxembourg et président du Conseil des ministres des Finances de l'euro.
Cela n’a pas empêché le Parti Socialiste d’insister mardi par la voix de Michel Sapin. Interprétant les « ajustements » évoqués par le premier ministre comme un « aveu », le secrétaire national du PS à l’économie dit s’attendre à « un plan de rigueur de 20 milliards d’euros ». Soit 10 milliards de manque à gagner fiscal pour cause de croissance inférieure aux prévisions budgétaires et 10 milliards correspondant au coût du paquet fiscal pour 2008.